Paroles Citoyennes est un festival consacré aux récits contemporains. Auteurs, acteurs, grands témoins de la société civile y décryptent les évolutions qui traversent  nos sociétés.

 

Provocateur de rencontre, le festival réunit le public et les équipes artistiques autour d’experts et de personnalités pour débattre, dialoguer, comprendre. 

 

Cette troisième édition célèbre le courage de vivre ensemble et la parole des femmes, à la faveur de huit propositions artistiques singulières, au Théâtre libre,  au Théâtre Antoine et à Bobino. 

Du 20 Février au 9 Mars 2020

Paroles citoyennes

Vous n'aurez pas ma haine

D’après le récit : Antoine Leiris

Mise en scène : Benjamin Guillard

 

Lundi 9 Mars 2020 à 19h

 

Bataclan 13 novembre 2015, Hélène Leiris tombe sous les balles des terroristes. Elle est l’une des quatre-vingt-dix victimes. Autour d’elle, c’est un cataclysme total. Le mari d’Hélène, sa famille, ses amis, tout un monde va devoir survivre à la catastrophe. Antoine Leiris, journaliste et écrivain, va signer sur les réseaux sociaux une lettre qu’il titrera Vous n’aurez pas ma haine. Il s’empare de sa seule arme possible, son outil, l’écriture, pour tenter de faire face, d’appréhender ce deuil,  
le manque, l’impuissance. 

Fleurs de soleil

D’après le récit : Simon Wiesenthal 

Mise en scène : Steve Suissa

 

Dimanche 1er Mars 2020 à 19h

 

Appelé au chevet d’un mourant, Simon entend sa dernière confession. Celui-ci a assassiné des innocents pendant la guerre. Simon se trouve confronté à un dilemme : doit-il pardonner à ce soldat repenti, au nom de toutes ses victimes ? 

D’après le récit : Annick Cojean 

Mise en scène :  Judith Henry

 

20, 21, 22 Février et 7 Mars 2020 à 19h

 

« Je ne serais pas arrivée là si... » Quelques mots anodins qui posent une question vertigineuse. Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, marquée, bouleversée et sculptée ? Quel hasard, rencontre, accident, peut-être aussi quelle révolte, ont aiguillé ma vie ? Annick Cojean a posé cette question à une trentaine de femmes inspirantes comme Amélie Nothomb, Christiane Taubira, Asli Erdogan ou Delphine Horvilleur. 

Je ne serais pas arrivée là, si...

Mise en scène :   Sophie Colleu

 

Lundi 2 Mars 2020 à 19h

 

Viril, adj. : Qui témoigne de l’énergie, de la fermeté que la tradition prête au sexe masculin. Et si cette tradition était remise en question ? Et si la virilité n’était pas une histoire de genre ? Et si on laissait aux femmes la possibilité d’exprimer leur colère ? Et si tout cela avait lieu sur scène, devant vous ? Pour traiter d’un tel sujet, David Bobée réunit au plateau trois artistes à la personnalité forte et engagée, ses idoles : la rappeuse Casey, la comédienne Béatrice Dalle et l’auteure Virginie Despentes. 

Viril

Live magazine

Cassandre

D’après le récit : Julie Lerat-Gersant 

Mise en scène : Charline Porrone

 

Le 25 et 26 Février à 19h et 21h et le 27 Février à 19h

 

D’abord il y a le mythe de Cassandre, son histoire. La malédiction lancée par Apollon : « tu vas prédire l’avenir, tu verras tout arriver, MAIS personne ne te croira jamais ». Et puis il y a ce qu’on en pense aujourd’hui, de ce mythe, de cette histoire. Qu’est-ce qu’une femme qui sait ? Quelle est le visage d’une femme qui n’est pas crue ? Que peut bien savoir une femme et que les autres ignorent ? 


Le voyage dure une heure, dans l’intimité d’un appartement. Une expérience théâtrale inédite. 

Jeudi 5 Mars 2020 à 19h

 

Live magazine est un journal vivant, une soirée unique, pendant laquelle des journalistes, des photographes des dessinateurs, des réalisateurs se succèdent sur une scène pour raconter, en mots, en sons, en images, une histoire chacun. Des récits intimes et planétaires, fondamentaux pour ceux qui les racontent, inoubliables pour ceux qui les écoutent. 

Samia

D’après le récit : Gilbert Ponté 

Mise en scène :  Steve Suissa

Mardi 3 Mars 2020 à 19h

 

Samia, c’est l’histoire d’une jeune athlète morte de son rêve à 21 ans...

 

Son rêve : représenter son pays, la Somalie, aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. C’est de cette passion que Samia tirait sa flamboyance et sa force pour survivre dans un pays déchiré par la guerre. Ici, Samia se raconte, dit ses espoirs, son bonheur, la violence machiste du pouvoir, sa fuite, son long voyage illuminé par l’espoir. 

D’après le récit : Raphael Enthoven

 

Vendredi 28 Février à 19h

 

Pourquoi met-on des lunettes noires à un enterrement ? Comment expliquer l’évolution des paquets de cigarettes ? Ou la valorisation du « savoir-être » dans les entretiens d’évaluation professionnels ?   Au nom du « vivre-ensemble ». « Vivre ensemble ? »

 

Qu’est-ce que cette expression qui ne sait même pas elle-même si elle a besoin d’un trait d’union ? Quand on y pense, elle sonne comme une injonction. Mais une injonction creuse : revendiquer le « vivre-ensemble », c’est la meilleure façon d’éloigner les gens en les sommant de partager les mêmes valeurs.

Vivre esemble ?